La méthode de coulée à tête chaude est largement utilisée dans le processus de coulée de barres rondes en aluminium. Cette technique permet non seulement d'améliorer les conditions de contact entre l'aluminium en fusion et le moule, mais aussi d'optimiser l'effet de refroidissement, ce qui permet de limiter la formation d'une structure grossière lors de la coulée du lingot d'aluminium et, par conséquent, de réduire la présence de poches d'air.
Lorsque la coulée d’aluminium fondu commence, celui-ci est d’abord versé depuis le réservoir dans le moule refroidi à l’eau. Par conséquent, une grande quantité d’oxydes se forme pendant le processus de coulée de l’aluminium fondu dans le moule refroidi à l’eau. De plus, même après le début de la coulée, lorsque le processus entre dans une phase stable, les oxydes produits à la surface de l’aluminium fondu dans le moule refroidi à l’eau continuent de s’accumuler ; ces oxydes s’infiltrent alors dans la couche superficielle, ce qui entraîne la formation d’une partie en creux sur le lingot d’alliage d’aluminium.
Si l'alliage contient une forte concentration en Mg, les problèmes liés aux oxydes deviendront particulièrement graves.
Afin de résoudre ces problèmes, il a été proposé de traiter au préalable l'aluminium fondu avec du chlore (Cl₂), de l'hexafluorure de soufre (SF₆) gazeux, etc., afin de limiter l'oxydation de la surface de l'aluminium fondu. Cependant, comme cette méthode est mise en œuvre au cours du processus d’affinage en continu, son effet inhibiteur sur l’oxydation de la surface de l’aluminium fondu à l’intérieur du moule s’avère insuffisant.
De plus, le Cl₂ étant une substance toxique, il ne se contentera pas de causer des problèmes environnementaux, mais aggravera également considérablement la détérioration des équipements périphériques.
En revanche, le SF₆ présente un potentiel de réchauffement global pouvant atteindre 20 000 ; son utilisation n'est donc pas recommandée dans une optique de lutte contre le réchauffement climatique.
De plus, le SF₆ réagit chimiquement avec l'hydrogène contenu dans l'aluminium fondu lors du processus de déshydrogénation utilisant le SNIF, ce qui génère du fluorure d'hydrogène (HF). Le HF étant une substance hautement corrosive, il endommagera le four. De plus, le HF est très toxique pour les organismes. La plupart des fonderies d’aluminium utilisent un gaz inerte (azote ou argon) comme gaz de protection, ce qui permet d’empêcher l’oxydation de la surface de l’aluminium fondu.
Afin de résoudre ces problèmes, moulage à chaud est utilisée. La méthode dite « hot top » consiste à placer un récipient réfractaire, de forme sensiblement identique à celle du moule, sur la partie supérieure de ce dernier, puis à y stocker l’aluminium fondu pendant la coulée. Dans cette méthode, on utilise généralement un moule en graphite. Grâce à cette méthode, la pression exercée par l’aluminium fondu à l’intérieur du récipient réfractaire s’exerce sur la paroi interne du moule. En d’autres termes, l’aluminium fondu étant poussé de force dans le moule, la formation de poches d’air est difficile ; c’est pourquoi cette méthode a été appliquée à la production de barres rondes en aluminium de petit diamètre.