Le flux de raffinage pour tiges d'aluminium se présente sous forme de fines particules poudreuses blanches (légèrement grises) ; ses principaux composants sont des sels de chlorure et de fluorure, ainsi que d'autres composés. Après un chauffage et un tamisage appropriés, la granulométrie est uniforme, ce qui favorise la diffusion homogène du flux dans la cuve d'affinage, sous l'action du gaz vecteur (N₂ ou Ar), jusqu'à la couche inférieure de l'aluminium fondu.
Grâce à des transformations physiques et chimiques, d'innombrables petites bulles se forment dans l'aluminium fondu afin d'entrer en contact total avec celui-ci, ce qui permet de séparer l'hydrogène [H] et les autres gaz nocifs présents dans l'aluminium fondu.
Par ailleurs, certaines substances présentes dans le agent de raffinage Il est capable d'adsorber fortement et de faire fondre les oxydes et les matières en suspension dans la masse fondue, de les faire adhérer aux bulles et de les faire remonter à la surface de l'aluminium en fusion à mesure que les bulles s'élèvent, afin d'assurer le dégazage et l'élimination des scories.
Ce procédé est respectueux de l'environnement et économique, et répond aux exigences liées à la production de pièces moulées de précision en alliage d'aluminium destinées à l'aéronautique et aux transports, qui se caractérisent par une forte valeur ajoutée et des performances techniques élevées. Parmi ces produits, on peut citer : les disques durs d'ordinateur, la laine d'aluminium micronisée, les panneaux PS destinés à l'impression, les matériaux pour la fabrication de boîtes de conserve, les aubes de ventilateur pour moteurs à turbine à réaction, ainsi que d'autres produits.

L'irrégularité du dépôt de flux de raffinage sur les tiges d'aluminium signifie ici que la quantité de flux de raffinage déposée de manière irrégulière ou uniforme contribue à améliorer les caractéristiques de mouillage et d'étalement du métal en fusion, ou nuit au processus.
En choisissant d'étudier le flux de raffinage de l'aluminium, c'est-à-dire la fusion d'un alliage d'aluminium et son écoulement sur un substrat en alliage d'aluminium, on impose des contraintes quant au choix des matériaux à étudier.
Cette étude a été menée dans le cadre de plusieurs expériences au microscope à platine chauffante, en utilisant un alliage d'aluminium et de silicium comme métal d'apport et du fluoroaluminate de potassium (Nocolok) comme flux.
Le flux est appliqué selon différents schémas de répartition spatiale afin de mettre en évidence les différents effets de cette répartition sur la diffusion.
La répartition irrégulière du dépôt de Refine Flux met en évidence son effet sur la diffusion ; toutefois, cet effet n'est pas toujours concluant en raison de la diffusion effective du Refine Flux avant la fusion de l'aluminium et de l'ambiguïté qui en découle quant à la répartition de la couverture obtenue.
Il a été conclu que si la diffusion du flux d'affinage dépasse la distance de diffusion du métal final, un dépôt inégal du flux d'affinage ne signifie pas nécessairement que la diffusion du métal fondu est inégale ou moins uniforme.